Les chalazes/



Ça a commencé comme ça, une mousse au chocolat.

C’est ma grand-mère-marraine qui me la fit faire.


Je ne me souviens pas de tous les instants, mais ce que je sais, c’est qu’encore aujourd’hui, j’enlève les chalazes des œufs.

Pourtant la cuisine est souvent chez moi une science sous haute tension.

Maman n’étais pas quelqu’un qui déléguait ses compétances.

Tout ce que l’on pouvait faire, c’était peler les pommes de terre, écosser les petits pois, équeuter les haricots.

Ha Rocco et ses frères, que faites-vous ici. ?

Il y avait aussi un coupe haricots, rouge, en métal assez lourd , et c’était gai d’y placer les haricot sabre, dans plusieurs compartiments et de tourner la manivelle.

Par contre je ne crois pas que c’était nous qui nous occupions du nettoyage des ustensiles.

Maintenant je suis souvent découragée par ceux-ci et je préfère souvent le couteau . (c’est moins d’énergie électrique dépensée, même si rien ne se perd rien ne se crée à ce niveau)


Quand j’ai un peu commencé à cuisiner seule, j’ai fait des trucs simples et souvent les mêmes plats.

Quand je faisais une découverte culinaire, je la répétais à tous va.

« Je n’ai jamais rien mangé d’aussi bon », m’a complimenté un jour un ami à table, je l’ai vraiment pris pour un compliment, alors que je devais sentir son esprit piqueur à l’œuvre, mais âme romantique se laisse toujours avoir.


J’ai ensuite à Bruxelles rencontré des copines plus versées dans les réceptions gastronomiques élaborées, et une jalousie sympathique et constructive devait se mettre en marche.


Mais voilà, j’ai commencé à faire le numéro 7 de la macrobiotique.

Si vous le connaissez , c’est juste du riz complet pendant une semaine, puis on ajoute des légumes et si ce n’est pas encore compris et ressenti convenablement on revient au riz complet…et on essaye d’arriver à cuisiner naturellement avec tous les éléments que la terre nous offre, sans livre de cuisine, comme un super grand chef.



Donc dans ce dessin de la fin des années 80 remis au goût du jour, on me voit plutôt « en homme », les oreilles bouchées aux offres délicates de mes amies les dames.


* comme symbole de cette époque, je me souviens d’une gâteau fait pour un ami italien dont les dessins représentaient en crème au beurre différemment colorée ; le symbole d’une Ferrari, c’était une merveille devant mes yeux ébahis.

** amusant ce sigle d’ailleurs , comme ci le nom de la rue où j’habite maintenant avait voulu avec insistance me replonger dans ce passé oublié.

 

 



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